Vérifier un client
Comment vérifier la solvabilité d’un client avant de travailler avec lui ?
Vérifier un client consiste à réunir plusieurs indices cohérents avant de décider du niveau de risque acceptable. Aucune donnée isolée ne garantit un paiement futur : l’objectif est de proportionner l’acompte, l’encours et le délai accordé.
Commencer par l’identité juridique
Contrôlez la dénomination, le SIREN ou SIRET, l’adresse, la forme juridique, l’activité et l’état de l’entreprise dans l’Annuaire des Entreprises. Vérifiez que votre interlocuteur contracte bien au nom de cette entité et que les coordonnées de facturation correspondent.
- —Identifier précisément le cocontractant
- —Repérer une cessation d’activité ou une procédure publiée
- —Conserver une trace datée des vérifications
Croiser les informations financières et commerciales
Lorsque des comptes sont disponibles, observez la rentabilité, l’endettement, les fonds propres, la liquidité et leur évolution sur plusieurs exercices. La Banque de France rappelle que l’analyse du risque associe données financières, événements judiciaires, incidents de paiement et éléments qualitatifs.
- —Demander des références commerciales pour un encours important
- —Vérifier la cohérence entre la commande et la taille du client
- —Réduire l’encours si les informations sont anciennes ou incomplètes
Décider d’un cadre de paiement adapté
Un doute ne conduit pas nécessairement à refuser le client. Il peut justifier un acompte, une facturation par étapes, un plafond d’encours ou un délai plus court.
- —Erreur fréquente : se fier uniquement au chiffre d’affaires
- —Point de vigilance : réévaluer le risque lors d’une hausse soudaine des commandes
En conclusion
Une vérification utile débouche sur une décision concrète et documentée. Elle doit être actualisée pendant la relation commerciale, surtout lorsque le comportement de paiement change.